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Ecología

Desarrollo económico versus defensa de la selva amazónica

Jueves 19 de febrero de 2009

Un conflit brutal se joue au Brésil entre économie et écologie. Les Nations unies ont lancé hier un cri d’alarme: 17% de la forêt amazonienne ont déjà disparu.

Desarrollo económico versus defensa del medio ambiente. Ese es el constante debate que se vive en la selva amazónica, una reserva planetaria tan gigantesca como los dolores de cabeza que provoca a diario al gobierno brasilero. Por lo menos eso es lo que se deduce del extenso artículo que el diario económico francés Les Echos dedica al "brutal conflicto entre economía y ecología", como lo retrata el corresponsal del cotidiano en Brasil.

Muertes, deforestación, quemas ilegales, son pan de cada día en un lugar que, a simple vista, parece un pueblo sin ley, por mucho intento que el gobierno brasilero ponga en frenar la explotación inescrupulosa del que es considerado el mayor pulmón vegetal del mundo. Les Echos continúa su análisis señalando que a esta intensa discusión se suma ahora el interés de Brasil de convertirse en un poderoso exportador de biocarburantes, una realidad que preocupa a los ecologistas, aunque el mandatario brasilero, Luiz Inácio Lula da Silva se haya comprometido a no tocar ni un centímetro de la tierra virgen del Amazonas.
Naciones Unidas lanzaron ayer el grito de alarma dando cuenta que cerca de un 17% de la selva amazónica ha desaparecido. ¿A quién culpar de esta realidad? Mientras el Estado, los ecologistas, los empresarios de la madera y los líderes indigenistas se ponen de acuerdo, no pasa un solo día sin que se tale un árbol amazónico. Un experto citado por Les Echos ironiza, señalando que "cuando Brasil realice un catastro —de la deforestación— digno de ese nombre, con la finalidad de establecer un estado de derecho, la selva ya habrá desaparecido".

http://www.rfi.fr/actues/pages/001/accueil.asp

Le modèle de développement de l’Amazonie mis en cause par l’ONU

L’ONU met en cause le modèle de développement économique de l’Amazonie en pointant ses conséquences environnementales et sociales désastreuses pour le plus vaste massif forestier de la planète, dans un rapport présenté mercredi à Nairobi.

L’Amazonie, à cheval sur huit pays - Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam et Venezuela - est menacée par la colonisation et la course à l’exploitation de ses ressources.

En 2005, la déforestation accumulée avait déjà affecté plus de 857.000 km2, soit une réduction de 17% du couvert végétal, avertit le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE).

Une surface équivalente aux deux tiers du Pérou ou à la quasi totalité du Venezuela, souligne le PNUE dans cette vaste étude (Geo Amazonia) réalisée avec l’organisation du traité de coopération amazonienne (Acto) à laquelle ont contribué plus de 150 experts.

Le développement des activités économiques, la construction d’infrastructures industrielles et de transport et l’augmentation de la population sont en cause.

Depuis une quarantaine d’années, la population de l’Amazonie a bondi de plus de 570%, mettant l’environnement de la zone sous pression, rappelle le PNUE.

Ainsi dans la seule Amazonie brésilienne, la construction de routes a été multipliée par dix en 30 ans (1975 - 2005), accélérant l’urbanisation du territoire, précise-t-il.

Dans l’ensemble de la "grande Amazonie", définie selon des critères à la fois hydrographique, écologique et politique, environ 21,3 millions de personnes sur une population de 38,7 millions de personnes, soit 63,6% du total, habitent désormais dans des zones urbanisées.

"Le modèle de production dominant, qui ne prend en compte aucun critère de développement durable, conduit à la fragmentation des écosystèmes et à l’érosion de la biodiversité", s’alarment les auteurs de l’étude.

Or, les forêts vierges abritent une faune et une flore 70% plus riche que celles des massifs fragmentés par les activités humaines.

De plus en plus d’espèces endogènes à l’Amazonie sont menacées d’extinction, dont 38% rien qu’au Brésil, précisent les experts.

Et si la déforestation dépasse 30% du couvert végétal, la pluviométrie va commencer à diminuer dans la région, amorçant ainsi un cercle vicieux néfaste pour le climat, provoquant feux de forêts et augmentation des émissions de fumées dans l’atmosphère, avertit le PNUE.

En outre cette colonisation n’est pas non plus sans conséquences pour la santé humaine. Le bouleversement de l’écosystème s’accompagne d’une redistribution des virus. Des maladies comme la malaria, la fièvre jaune, la dengue et le paludisme progressent, s’inquiète le PNUE, qui se préoccupe également de la survie des cultures locales.

Geo Amazonia estime qu’il est pratiquement impossible de conserver intégralement l’ensemble des écosystèmes amazoniens mais insiste sur la nécessité d’un "compromis entre dégradation environnementale et développement socio-économique".

Par Emmanuel ANGLEYS

http://www.lesechos.fr/depeches/science-environnement/afp_00122156-le-modele-de-developpement-de-l-amazonie-mis-en-cause-par-l-onu.htm