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Programmes : « Je ne pense pas que la grammaire soit négociable "

Émilie Trevert

Miércoles 11 de julio de 2018

En rencontrant Souâd Ayada, au mois de janvier (voir son portrait dans Le Point « La philosophe qui veut arrêter les âneries »), on avait compris son peu d’intérêt pour les notions jargonneuses tel le prédicat. Au grand soulagement de nombreux élèves et professeurs, la présidente du CSP vient de mettre fin à ce concept de linguistique largement incompris. Dans la ligne de Jean-Michel Blanquer – à qui elle vient de remettre son « projet d’ajustement et de clarification des programmes de français, de mathématiques et de l’enseignement moral et civique » –, l’inspectrice générale de l’Éducation nationale souhaite un retour au « bon sens ». Concrètement, à la rentrée prochaine, les élèves apprendront de nouveau le passé simple à toutes les personnes, redécouvriront les « leçons de grammaire » et continueront à mettre des « chapeaux » (accents circonflexes) sur les « i » et les « u ».

Souâd Ayada, qui tient à préciser que ces ajustements ne sont pas de nouveaux programmes, nous explique l’esprit de ses propositions et nous confie ses craintes concernant l’appauvrissement de la langue. Au passage, elle règle ses comptes avec son prédécesseur Michel Lussault et avec les « pédagogistes » qui l’accusent de vouloir « détricoter » la refondation de l’école.

Le Point : Vous avez été missionnée pour clarifier et préciser les programmes de 2015, écrits sous Najat Vallaud-Belkacem. Les formules absconses ne manquaient pas : « verbalisation des inférences », « réalisation s langagière s », « techniques multimodales », « enchaînement interphrastique »…

Souâd Ayada : Ne me demandez pas ce que cela veut dire ! Bien que difficilement compréhensibles, ces formulations étaient dans les programmes de français. Les professeursont dû les survoler sans comprendre leur sens à la première lecture. Sans parler de formules qui n’ont pas leur place, à mes yeux, dans des programmes scolaires de l’enseignement primaire : « posture d’auteur », « édition » des productions d’écrits…

Sans parler du fameux « prédicat », que vous avez décidé de supprimer pour revenir aux COD, COI...

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