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La contamination idéologique de l’histoire : l’exemple emblématique de la Guerre d’Espagne

Sábado 3 de enero de 2015

Arnaud Imatz, essayiste, historien, écrivain… (José Antonio : la Phalange espagnole et le national-syndicalisme, La Guerre d’Espagne revisitée…).

La contamination idéologique de l’histoire : l’exemple emblématique de la Guerre d’Espagne (1/2)

♦ « La Guerre d’Espagne est aussi un modèle presque parfait de contamination idéologique de l’Histoire. »
Au cours du XXe siècle, les guerres civiles européennes ont été nombreuses. Des historiens et des politologues, comme le conservateur Ernst Nolte, le gaulliste Julien Freund ou le « marxiste autonome » Enzo Traverso, pour ne citer qu’eux, ont même eu recours à la notion générique de « Guerre civile européenne » pour rendre compte des terribles événements de la Deuxième Guerre mondiale voire de toute la période 1914-1945. Si l’on s’en tient à la notion de guerre civile la plus classique, limitée au seul cadre de l’Etat ou de l’unité politique, il faut rappeler que la Finlande, la Hongrie, la Lituanie, la Yougoslavie, l’Albanie et la Grèce sont autant de pays qui ont connu des luttes fratricides et sanglante (1). Mais néanmoins, c’est la Guerre civile espagnole (1936-1939) qui, avec la Guerre civile russe (1917-1923), a le plus mobilisé et divisé l’opinion mondiale. La « Guerre d’Espagne » (comme on dit en France) n’a jamais cessé de faire l’objet d’interprétations opposées et contradictoires. Depuis les années 1980, moins de dix ans après la fin de la dictature franquiste, elle est redevenue un enjeu culturel et politique capital pour la gauche et l’extrême gauche espagnole. Elle est aussi un modèle presque parfait de contamination idéologique de l’Histoire. (AI)

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La contamination idéologique de l’histoire : l’exemple emblématique de la Guerre d’Espagne (2/2)

♦« Le pire de la prétendue “mémoire historique” ce n’est pas la falsification de l’histoire, sinon l’intention politique qu’elle renferme, sa prétention à fomenter l’agitation sociale. »
Au début des années 2000, les polémiques sur la « Guerre d’Espagne » font rage dans la Péninsule. La pratique courante devient le mépris et l’insulte. La méthode scientifique, la tradition de rigueur et de probité, constamment invoquées, sont bafouées. Devant la pugnacité des « nouveaux historiens indépendants », minoritaires, mais soutenus par quelques grands médias privés et de nombreux journaux en ligne, les historiens universitaires « officiels » réagissent en gardiens du temple. Mais on ne peut pas prétendre, comme ils le font, monopoliser la parole et faire un usage terroriste de l’argument dit « scientifique » sans se situer hors de l’espace de la recherche sérieuse et finalement de la démocratie. (AI)

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