() ()

Portada del sitio > Dans la presse > * France et international > La muerte de un ecologista por la policía pone en apuros a Hollande

La Politica de François Hollande

La muerte de un ecologista por la policía pone en apuros a Hollande

Colère après la mort d’un manifestant à Sivens

Jueves 30 de octubre de 2014

El manifestante fallecido protestaba contra una presa cuya construcción ha sido paralizada

La muerte de Rémi Fraisse, un estudiante de botánica de 21 años, ha puesto en una situación comprometida al Gobierno de François Hollande. El ecologista acudió el fin de semana a la protesta contra la construcción de la presa de Sivens, en la provincia de Tarn (cerca de Toulouse), y allí, en un violento enfrentamiento con la policía, le alcanzó en la espalda una granada ofensiva lanzada por los antidisturbios, según las primeras investigaciones oficiales. Una muerte como esta a manos de la policía no ocurrría en Francia desde 1986. El silencio guardado por el Gobierno los primeros días y las acusaciones contra la actuación policial han generado una tormenta política que, de momento, se ha saldado con la prohibición del uso de granadas por parte de las fuerzas del orden público y la paralización de las obras. Los ecologistas y la izquierda radical parlamentaria, habituales aliados de los socialistas, han pedido la dimisión del ministro del Interior.
Continuacion...

Colère après la mort d’un manifestant à Sivens

Plus d’une dizaine de manifestations et rassemblements dénonçant les violences policières ont eu lieu hier dans toute la France, au lendemain de la mort de Rémi Fraisse, un manifestant de 21 ans, sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn) lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Le jeune homme a été victime d’une explosion dans la nuit de samedi à dimanche, qui a été très agitée, alors que les manifestants lançaient des pierres et des cocktails Molotov sur les gendarmes, qui ont, en retour, utilisé des gaz lacrymogènes et au moins une grenade assourdissante. Le procureur d’Albi, Claude Dérens, a d’ailleurs précisé : "On ne peut pas aujourd’hui exclure que l’explosion importante ait pu être causée par une grenade, puisque (...) une grenade semble avoir été lancée de la redoute dans laquelle les gendarmes s’étaient retranchés." En réaction, la famille de la victime compte déposer plainte aujourd’hui à Albi pour homicide volontaire commis "par une ou plusieurs personnes dépositaires de l’autorité publique", ont annoncé hier ses avocats. A Nantes, plus de 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée près de la préfecture, proclamant : "Vos armes non létales tuent. On n’oubliera pas. Résistance." A Rennes, plus de 300 personnes ont défilé derrière une banderole portant le slogan "La police tue, appel à la révolte", avant que plusieurs manifestants provoquent des violences en incendiant des poubelles dans le centre-ville. Des rassemblements ont également eu lieu à Brest, Chambéry, Marseille, Bordeaux, Lyon, Rouen, Angers, Strasbourg et Lille.
Le barrage de Sivens, symbole de la lutte contre les projets surdimensionnés

Le Monde.fr | 27.10.2014 à 17h28

Depuis plusieurs semaines, la contestation monte contre la construction d’un nouveau barrage dans le Tarn. Celle-ci a culminé samedi 25 octobre lors d’une grande manifestation d’opposition au projet, à l’issue de laquelle un jeune homme a trouvé la mort dans des circonstances encore floues. Un rapport d’expertise commandé par le gouvernement et remis lundi 27 critique pour sa part les dimensions du projet et la façon dont il a été mené. Tour d’horizon des questions que pose ce chantier.

Pourquoi un barrage doit-il être construit ?

Le conseil général du Tarn souhaite créer une retenue d’eau artificielle d’une capacité de stockage de 1,5 million de mètres cubes sur le cours du Tescou, un petite rivière affluente du Tarn, sur la commune de Lisle-sur-Tarn. Objectif de cet aménagement : alimenter des agriculteurs en aval pour 70 % et soutenir le débit du Tescou en été pour 30 %.

La hauteur maximale de la digue qui serait construite en travers de la rivière serait de 12,8 mètres et sa longueur de 315 mètres. La mise en eau est programmée pour l’hiver 2015-2016.

Coût total du projet : 8,5 millions d’euros, un coût élevé, qui s’explique notamment par la création d’une nouvelle zone humide censée compensée la disparition des zones humides existantes.

Pourquoi ce projet est-il contesté ?

L’ouvrage doit faire disparaître 13 hectares de zones humides. « On y observe une quinzaine d’habitats différents », note le rapport d’expertise remis le 27 octobre au ministère de l’environnement. « Cette zone n’a pas les qualités requises pour faire partie du réseau Natura 2000, tempère-t-il aussitôt. Son niveau d’intérêt est départemental, mais il n’est nullement exceptionnel. »

Les opposants dénoncent un projet coûteux destiné, selon eux, à un petit nombre d’exploitants pratiquant une agriculture intensive. Ils estiment que la retenue d’eau bénéficierait à 19 exploitations agricoles, et non 81, comme le soutient la chambre d’agriculture du Tarn.

Sur son site, le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe les opposants au projet, résume ses arguments :

« C’est un projet inadapté, dont le coût environnemental et financier est très élevé, au profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société dans son ensemble. »

Les heurts et les rassemblements se multiplient aux alentours du chantier depuis le début des travaux de déboisement le 1er septembre. Au moins 150 à 200 gendarmes mobiles stationnent quotidiennement sur le site depuis cette date.

Quels sont les arguments du conseil général ?

Thierry Carcenac (PS), président du conseil général depuis 1991, élu sénateur fin septembre, a récemment justifié sa démarche au Monde :

« Il y a eu une enquête publique [où une majorité d’avis défavorables s’est exprimée], les conseillers généraux ont voté pour et les recours examinés jusqu’à présent par les juridictions compétentes ont permis de débuter les travaux en toute légalité. »

L’élu fait valoir un autre argument :

« Avec ce barrage, les agriculteurs devront s’acquitter des volumes consommés, ils ne pomperont plus sans payer. »

Qui sont les opposants au projet ?

Le projet fait de plus en plus figure de « Notre-Dame-des-Landes du Sud-Ouest », en référence au site de Loire-Atlantique où une importante mobilisation a provoqué le gel en 2012 de la construction d’un nouvel aéroport.

Plusieurs associations de défense de l’environnement sont réunies depuis 2011 dans le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet. Elles bénéficient du renfort de la Confédération paysanne.

A leurs côtés figurent des « zadistes », installés pour certains depuis un an pour pour protéger la « zone à défendre » du Tarn.

Lors de la manifestation au cours de laquelle un manifestant a trouvé la mort, dans la nuit de samedi à dimanche, les policiers ont fait état de la présence de « 100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus », qui ont « jeté des engins incendiaires » et autres projectiles aux forces de l’ordre encadrant la mobilisation.

Que dit le rapport d’experts sur le projet ?

Une expertise indépendante rédigée par deux ingénieurs des ponts, eaux et forêts, est remis lundi 27 octobre au ministère de l’écologie. Son contenu, très critique, a déjà été en grande partie dévoilé dimanche 26 octobre.

Le rapport critique une évaluation « contestable » des besoins « réels » d’irrigation. Il évoque « une surestimation du volume de substitution destiné à l’irrigation d’au moins 35 % ». Un surdimensionnement qui s’explique par une estimation des besoins établie « sur des données anciennes et forfaitaires ».

« Le choix d’un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles », une situation d’autant « plus regrettable que le coût d’investissement rapporté au volume stocké est élevé », note également le rapport. Il qualifie en outre l’étude d’impact de « qualité très moyenne » et juge le financement du projet « fragile ».

Pour autant, les deux ingénieurs jugent « difficile » d’arrêter le chantier, « compte tenu de l’état d’avancement des travaux et des engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole », et il proposent d’améliorer le projet sur plusieurs points.

Ver en línea : El País