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“L’Atelier de la création”, 25 février 2015, France Culture

Paco de Lucía [Documentaire sonore]

Jueves 16 de abril de 2015

Le 25 février 2015 sur les ondes de France Culture, l’émission “L’Atelier de la création” proposait un documentaire sonore, “Sur la plage du Rinconcillo mon âme est restée”, en hommage au guitariste de flamenco, Paco de Lucía (1947-2014). “Sur la plage du Rinconcillo mon âme est restée” - Par Carmen Alvarez et Christine Diger
Mixage : Bruno Mourlan
Réalisation : Christine Diger

Enfant, Francisco Sanchez Gomez, dit Paco, adorait jouer au foot avec ses amis sur la plage du Rinconcillo à Algésiras. Il adorait rire, s’amuser et blaguer. Il adorait nager et plonger avec ses amis dans les eaux profondes de la plage du Rinconcillo.

À cet univers marin, aux sons des vagues, du port des pêcheurs, des rires et de jeux de d’enfants, s’ajoutait le son des mélodies andalouses. À la maison, Paco entendait son père jouer de la guitare, partageant des soirées avec Niño Ricardo et les meilleurs guitaristes de l’époque. Avant même de toucher une corde de guitare, Paco connaissait le langage profond des mélodies andalouses.

Antonio Sanchez souhaitait un autre destin pour son fils et lui apprit à jouer de l’instrument avec une très haute exigence pour qu’il soit soliste. « On ne devient pas génie par hasard » confiait Paco.

À l’âge de 9 ans, son père lui dit un jour : « Maintenant tu sais lire, tu sais compter, tu peux arrêter l’école et jouer de la guitare. »

Très timide, Francisco Sanchez avait appris à parler à six cordes. « Si vous m’enlevez ma guitare, je ne peux plus parler et je meurs ». Projeté sur la scène, il prit comme nom d’artiste Paco de Lucía. Paco étant le diminutif de Francisco, et Lucía le prénom de sa mère. Au cœur de la guitare, Francisco Sanchez et Paco de Lucía mèneront une lutte entre une vie simple et une vie d’artiste international, une lutte entre deux eaux.

Francisco Sanchez et Paco de Lucía s’étaient réconciliés en retournant ensemble à la source. Ils venaient d’enregistrer un album intitulé « Canción andaluza » pour donner un témoignage de la profondeur des mélodies anciennes.

La disparition de Paco de Lucía le 25 février 2014 a bouleversé l’Espagne et le monde entier. La ville d’Algésiras a décrété trois jours de deuil. Une marée humaine s’est pressée aux funérailles. Le jour de son enterrement, le vent soufflait et la pluie tombait sur la foule qui pleurait la légende. Au son des palmas, des milliers de personnes ont accompagné Paco jusqu’à sa dernière demeure auprès de ses parents dans le vieux cimetière d’Algésiras.

Paco de Lucía nous a laissé un héritage sous forme d’accords universels et miroir dans lequel tout le monde se reconnaît mais peu le connaissaient véritablement.

Un hommage à Paco de Lucía dans un portrait que retracent ses proches avec son sourire, son humilité, sa bonne humeur, sa malice, et aussi dans sa dualité, sa force et sa fragilité. Nous nous attachons à la profondeur d’un être privilégié autant par sa virtuosité et sa sensibilité artistique que par ses qualités humaines. Paco de Lucía n’avait jamais oublié ses racines, sa famille et son enfance à Algésiras. Ainsi se dessinent sur fond marin, rires d’enfants et match de foot, la plage du Rinconcillo où Francisco Sanchez aimait jouer.

Avec :
Gabriela Canseco, veuve de Paco de Lucía
Curro Sanchez, fils de Paco de Lucía et réalisateur de « La Busqueda »
José Maria Bandera, neveu de Paco de Lucía, guitariste
Victoriano Mera, ami d’enfance de Paco de Lucía
Mariano Conde, luthier
El Viejin, ami et guitariste
José Carlos Gomez, guitariste
José Carlos Rodriguez, guitariste
Paco Narvaez, guitariste
Pascual Gallo, guitariste
Katia Ochmiansky, amie
Alfonso, habitant d’Algésiras

Extraits des documentaires :
“La busqueda” de Curro Sanchez, Goya du meilleur documentaire 2015
“Light and Shade” de Michael Meert, 1993
“Francisco Sánchez, Paco de Lucía” de Daniel Hernández et Jesús de Diego
Traduction Marie-Claude Dana

Les voix de Manuel Delgado, Yves Liebert, Victor Macé de Lepinay, Philippe Modol, Carmen Alvarez et Christine Diger

Remerciements à Martin Guerrero Gomez de Casa Patas, à Soraya Farsi, Transavia, José Luis Lara Heredia et Pilar Pintor Déléguée à la Culture de la Ville d’Algésiras, à Elena Acevedo de l’Auditorio Nacional de Musica, Manolo et les enfants du Club de foot de Segovia
Un documentaire de Carmen Alvarez et Christine Diger

Carmen Alvarez est artiste chorégraphe flamenca, comédienne et tapissier décoratrice.

Source : France Culture