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Semana Santa: cuando se entremezcla lo pagano y lo cristiano

Jueves 2 de abril de 2015

Cuando cada año la Macarena enfila de pronto por la calle de Feria (la principal arteria de su barrio), deja de ser Virgen para convertirse en diosa.

JAVIER RUIZ PORTELLA

“Cuando cada año la Macarena enfila de pronto por la calle de Feria (la principal arteria de su barrio), deja de ser Virgen para convertirse en diosa”, decía un amigo mío que me inició, hace ya años, en los secretos de la Semana Santa sevillana.

¡Qué bien y con qué razón lo decía! Es de esto de lo que se trata: de este milagro que cada año, al comienzo de la primavera, se obra en las calles de tantas y tantas ciudades y de Andalucía y de casi toda España: el milagro de que, bajo las formas y auspicios del cristianismo —en su versión católica: sería inimaginable en su versión protestante—, lo que resurge, lo que renace, vivo después de tantos siglos, después de tantas persecuciones, no es otra cosa que el viejo poso de “idolatría pagana”. “Idolatría” la llamaban: “idolatría” reivindiquemos.

Continuación

La Semaine Sainte en Espagne : ou quand le paganisme et le christianisme s’entremêlent

« Lorsque tous les ans la Vierge de la Macarena s’engage dans la rue de Feria (la principale artère de son quartier), elle cesse d’être une Vierge pour devenir une déesse », me disait un ami qui m’initia, voici déjà quelques années, dans les arcanes de la Semaine sainte de Séville.

C’était si bien dit ! C’était tellement juste ! C’est de cela qu’il s’agit : du miracle qui s’accomplit tous les ans, au début du printemps, dans les rues de tant de villes et villages d’Andalousie et de presque toute l’Espagne (la plupart de la Catalogne aujourd’hui exceptée) : le miracle par lequel, sous les formes et les auspices du christianisme – dans sa version catholique : la chose serait impensable sous le protestantisme –, ce qui ressurgit, ce qui renaît, vivant depuis tant de siècles, depuis tant de persécutions, ce n’est rien d’autre que le vieux sédiment d’« idolâtrie païenne », comme ils l’appelaient. « Idolâtrie », disaient-ils : « idolâtrie », faut-il revendiquer.

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