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Cine

También la lluvia

Domingo 9 de octubre de 2011

de Iciar Bollain ; avec Carlos Aduviri, Raùl Arévalo, Gael García Bernal, Najwa Nimri, Carlos Santos, Luis Tosar.

SYNOPSIS DE MÊME LA PLUIE

Sebastian, jeune réalisateur passionné, et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni.

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 05/01/2011

Un jeune réalisateur, Sebastian (Gael García Bernal), tourne, en Bolivie, une fresque sur la servitude des Indiens et leur résistance aux colons espagnols du XVIe siècle. On en voit quelques séquences - on dirait Aguirre de Werner Herzog, mais filmé du point de vue des opprimés. Pour calmer son enthousiasme, il y a Costa (Luis Tosar), son producteur et acolyte. Pragmatique et un brin cynique, il se débrouille comme un chef pour réduire les coûts de production avec la main-d’oeuvre locale. Sauf que la ­situation politique sur place se dégrade. L’augmentation de l’eau pousse la popu­lation à la révolte. Des tensions éclatent, menaçant la sécurité du tournage...

L’injustice est au coeur du réquisitoire que Sebastian et Costa sont en train de tourner. Et voilà qu’elle refait surface, sous leurs yeux, comme si l’histoire se répétait, cinq siècles plus tard. Les deux hommes le voient bien, mais s’arrangent, au moins un temps, pour ne pas s’impliquer. Faire leur film, voilà ce qui compte...

Avec l’aide de Paul Laverty (scénariste attitré de Ken Loach), la réalisatrice Iciar Bollain (Ne dis rien) confronte ses personnages à un cas de conscience rarement abordé au cinéma : un cinéaste engagé peut-il se permettre de ne pas joindre l’acte à la parole ? Où commence et finit son engagement ? Le film pose finement la question de l’intégrité. Même s’il tente d’y répondre, vers la fin, de manière un peu trop rapide et maladroite, au moins propose-t-il quelque chose. Qui ressemble à du cinéma équitable.

Jacques Morice

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CONCOURS D’ECRITURE DE CRITIQUES DE FILMS 2011
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