Ephéméride

7 octobre 1571. La flotte turque est détruite à Lépante Batalla de Lepanto

(actualisé le )

Le 7 octobre 1571, la flotte du sultan turc est anéantie dans le golfe de Lépante, en Grèce.

Victoire totale

C’est le point d’orgue d’une croisade organisée par le pape en vue de libérer Chypre que le sultan Sélim II venait de conquérir.

La bataille met aux prises 213 galères espagnoles et vénitiennes et quelques 300 vaisseaux turcs. Cent mille hommes combattent dans chaque camp. Les chrétiens remportent une victoire complète.

Presque toutes les galères ennemies sont prises. L’amiral turc est fait prisonnier et décapité et 15.000 captifs chrétiens sont libérés.

Le héros de la journée est le prince Don Juan d’Autriche (26 ans), qui commande la flotte chrétienne. Il n’est autre que le bâtard de feu l’empereur Charles-Quint et le demi-frère du roi Philippe II d’Espagne.
Retentissement de Lépante

Lépante a un immense retentissement en Europe car elle libère les Occidentaux de la peur des Turcs.

La bataille permet aussi au roi d’Espagne de se poser en champion de la Contre-Réforme catholique.

Pour Venise, cependant, Lépante a le goût amer d’une victoire la Pyrrhus. Ruinée par l’effort de guerre et la suspension de son commerce avec l’Orient ottoman, la République se détache de ses alliés et négocie avec les Turcs.

À ceux-ci, elle reconnaît la possession de Chypre, qui avait été pourtant son but de guerre, en échange de la reprise de son commerce.

Notons qu’un jeune soldat espagnol nommé Cervantès perd la main gauche pendant la bataille de Lépante («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard)... Ne pouvant plus se battre, il écrira faute de mieux les aventures de Don Quichotte ;-)

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=15711007

Miguel de Cervantès

Soldat de fortune

Né en 1547 à Alcalá de Henares, en Castille, Miguel de Cervantès est aussi représentatif de l’Espagne de Philippe II que Shakespeare de l’Angleterre élizabéthaine... Mais il est vraisemblable qu’il ignorait tout de son contemporain.

Fils d’un chirurgien couvert de dettes et d’une juive convertie, il se révèle un aventurier à l’image de son héros et des conquistadors qui conquirent l’Amérique et firent la gloire de l’Espagne. Après des études en Castille et en Andalousie, il est engagé à 22 ans par le cardinal Acquaviva, légat pontifical. Il l’accompagne à Rome puis rejoint la Sainte Ligue pour participer à la bataille de Lépante contre les Ottomans. Il perd dans la bataille la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaudra d’être parfois qualifié : «Manchot de Lépante» !

Mais ses ennuis ne font que commencer. Il est plus tard capturé par les Barbaresques et emmené comme esclave à Alger. Il y reste pendant 5 ans. Le 19 septembre 1580, son maître Hassan Pacha s’apprête à prendre la mer pour Constantinople lorsque son captif est racheté in extremis par les pères Trinitaires pour 500 écus.

Cervantès se marie et s’établit à Séville où il est nommé commissaire aux approvisionnements des galères du roi Philippe II qui prépare la Grande Armada en vue d’envahir l’Angleterre. Ses aventures nourrissent ses premiers ouvrages. Il fait jouer plusieurs pièces aujourd’hui perdues et publie Galatée (1585). Mais il n’est pas au bout de ses peines. Jalousies et affaires douteuses lui valent plusieurs emprisonnements.

Cervantès attend l’âge canonique de 57 ans pour publier la première partie de Don Quichotte ! C’est seulement alors que s’affirme sa maîtrise de l’écriture.

Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, le roman recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l’étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

La deuxième partie de Don Quichotte est publiée en 1625, après la mort de l’écrivain, et la popularité de son héros ne se dément pas. Tous les Espagnols connaissent au moins la première phrase du roman : «En un lugar de la Mancha cuyo nombre no quiero acordarme...». -
Les deux visages de l’Espagne

Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, au temps de la Reconquista (la croisade contre les Maures de Grenade) et de la Contre-Réforme catholique.

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=16160423

La batalla de Lepanto

La batalla de Lepanto, «la más alta ocasión que vieron los siglos»,[1] fue un combate naval de capital importancia que tuvo lugar el 7 de octubre de 1571 en el golfo de Lepanto, situado entre el Peloponeso y Epiro, en la Grecia continental.

Se enfrentaron en ella los turcos otomanos contra una coalición cristiana, llamada Liga Santa, formada por España, Venecia, Génova y la Santa Sede. Los cristianos resultaron vencedores, salvándose sólo 30 galeras turcas. Se frenó así el expansionismo turco por el Mediterráneo occidental. A pesar de la determinante participación de los estados italianos, la victoria se puede considerar española dado que el verdadero combate lo sostuvieron los tercios embarcados.

En esta batalla participó Miguel de Cervantes, que resultó herido, sufriendo la pérdida de movilidad de su mano izquierda, lo que valió el sobrenombre de «manco de Lepanto».

http://es.wikipedia.org/wiki/Batalla_de_Lepanto